Le rythme de la nature

Chaque printemps, je suis émerveillé par le réveil de la nature. Les premiers bourgeons se pointent et commencent à s’ouvrir, d’abord timidement et puis c’est l’éclat. Alors, avec impatience, j’arpente le jardin, observe l’avancée de ce réveil pour chaque plante et j’attends les premières fleurs. Mais certaines plantes tardent à s’épanouir, car chacune a son propre rythme, adapté à ses besoins.
S’il y en a qui, résistantes au froid, se lancent vite, sachant que leur saison favorable va se terminer bientôt, d’autres restent plus prudentes, craignant le gel ou simplement ont besoin de plus de chaleur et de lumière pour s’épanouir. Et même si je trépigne devant elles pour vérifier leur croissance, rien n’y fait, elles gardent leur rythme naturel. Bien sûr que je pourrais forcer certaines plantes en les mettant sous serre, mais l’expérience m’a montré que finalement, elles deviennent moins aptes à survivre dès qu’on les remet dans leur milieu naturel.

Et ça me rappelle que nous êtres humains avons également notre propre rythme qui est différent pour chacun d’entre nous. Ce rythme, nous devons le respecter, autant chez nous que chez les autres personnes. Il y a un temps pour se reposer, un temps pour agir, un temps pour rire et un temps pour se centrer sur soi. En restant à l’écoute de nos propres besoins, nous pouvons nous épanouir pleinement, récolter les ressources nécessaires pour affronter les intempéries de la vie et développer au maximum nos potentiels pour contribuer à l’ensemble.

Dans mon travail, je rencontre souvent des personnes qui ont essayé de se forcer à accélérer leur rythme et qui ont de la peine à se poser réellement. Les raisons peuvent être professionnelles, mais aussi juste l’habitude de « faire tout le temps » au lieu de « se laisser être ». Mon travail consiste alors à leur offrir un moment pour qu’elles puissent se poser, et à leur enseigner à écouter leur rythme pour se ressourcer. D’autres personnes ont besoin de bouger et d’apprendre à ne plus se laisser ankyloser par la peur ou la flemme. Alors en stimulant leur flux, en leur enseignant à gérer leurs angoisses et à écouter leurs élans, ces personnes retrouvent la motivation pour reprendre leur vie en main.

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