A vos souhaits!

Imaginez que vous êtes un système immunitaire. Votre raison de vivre est de défendre la plus belle ville du monde, précieuse, unique et remplie de trésors. Vous avez suivi un bon entrainement, les outils et les armes adaptés au terrain de la ville et aux besoins de ses habitants. Mais depuis longtemps, vous n’avez plus beaucoup à faire, car tout ennemi est éliminé déjà loin de la frontière. Même si vous continuez à faire votre entrainement, en essayant de ne pas devenir négligeant, vous avez du mal à acquérir assez d’expérience dans l’art du combat réel. Et si finalement vous êtes appelé pour la sécurité à l’intérieur de la cité, vous avez de la peine à évaluer la gravité de l’agression car vous ne savez plus interpréter les signaux. Est-ce que c’est simplement une pierre qui roule sur le pavé ou a-t-on laissé entrer une armée dangereuse ? Le pire est qu’une fois sur place, l’ennemi a disparu sans que vous ayez dû faire quelque chose. Alors vous devenez de plus en plus méfiant, employez des armes de plus en plus lourdes et vous mettez de plus en plus de moyens pour arriver à temps, mais rien n’y fait. Vous commencez à perdre votre raison de vivre pour finalement ne plus savoir combattre quoi et comment. Il y a de quoi s’affoler, vous ne trouvez pas ?

Bienvenu dans le monde de nos systèmes immunitaires !

Dans ma dernière Newsletter, j’ai fait l’éloge de ce magnifique réveil de la nature au printemps. Malheureusement, pour beaucoup de personnes ce réveil est synonyme de yeux irrités, de nez qui coulent et beaucoup d’autres désagréments dus à l’abondance de pollen dans l’air. Comme beaucoup d’allergies, le rhume des foins est de plus en plus répandu dans notre société.

Pourquoi notre système immunitaire surréagit-il à ce point alors que le pollen en soi n’est pas du tout dangereux pour notre organisme ?

Des études scientifiques montrent que le rhume de foins touche beaucoup plus de personnes vivant en ville qu’à la campagne. Toutes les thérapies de désensibilisation sont basées sur la mise en contact avec le facteur allergène à dose minime afin d’habituer le corps petit à petit et de passer le message au système immunitaire que ce n’est pas si dangereux.

Tout le monde est plus ou moins d’accord que nous avons perdu l’habitude d’être exposés à ces facteurs, certes irritants, mais néanmoins naturels et notre corps n’arrive plus à doser correctement sa défense.

Nous avons perdu la notion de ce qui nous fait du bien ou du mal et certaines habitudes malsaines nous amènent à une telle saturation que le corps nous dit « stop » avec tous ses moyens disponibles.

Je pense également que nous vivons dans un milieu trop stérilisé et que notre système immunitaire est trop souvent court-circuité par des médicaments.

Il est évident que les allergies (et intolérances) ouvrent également la question sur notre rapport avec le monde qui nous entoure.

Pour moi, le parallèle entre la réaction d’une allergie et notre fonctionnement de défense surdimensionnée s’impose. Le pourquoi qui fait que nous réagissons avec autant d’agressivité envers l’extérieur est toujours très personnel et durant mes séances individuelles, nous pouvons rentrer dans l’histoire de chaque personne et trouver un moyen de désamorcer ses mécanismes auto-destructeurs via un langage corporel.

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