Ecoutez votre corps

Nous venons de traverser une période de canicule. Malgré que j’adore la chaleur et que j’attende cette période avec beaucoup d’impatience, j’en conviens que ce n’est pas toujours un pur plaisir de supporter ces températures élevées.

Ce qui m’a le plus frappé cette année, c’est que les gens que j’ai croisés étaient de plus en plus irritables avec une tolérance zéro pour les « défauts » des autres. Au premier abord, ça me semble tout à fait compréhensible. Avec cette chaleur, nous dormons moins bien et le manque de sommeil puise dans nos réserves. Et plus nous sommes épuisés, plus nous sommes à cran et nous nous mettons sous pression, alors que le corps ralentit en essayant de dépenser le moins d’énergie possible.

Justement, dans ces périodes de canicule, j’adore quand les gens deviennent plus nonchalants et sont moins en train de courir après le temps. Pour moi, il est juste impossible de garder le rythme accéléré pour satisfaire notre mode de vie moderne. Mais cette année, j’ai observé que peu de personnes diminuent leur speed quotidien. Ils continuent à s’imposer une performance et un rythme quotidien qui ne sont simplement pas adaptés à des journées à 37°. Sous une chaleur pareille, nous ne pouvons pas fonctionner avec le même rythme que sous 24°. Et comme la canicule nous a surpris spécialement tôt, beaucoup d’entre nous n’étions pas encore en mode « vacances » et avons essayé de courir après nos occupations comme d’habitude.

Une fois de plus ceci nous montre que nous devons être plus à l’écoute de notre corps. Parfois, il faut accepter qu’il y a des circonstances que nous ne pouvons pas contrôler ni ignorer et qui font que nous ne sommes pas toujours au top de nos attentes. Il faut savoir accepter nos moments de faiblesse, il n’y a rien de honteux à ça. Au contraire, c’est une preuve de force de reconnaître nos limites. C’est aussi souvent nos « faiblesses » qui nous apprennent d’autres manières de fonctionner et enrichissent finalement notre vie. Dans le cas d’une canicule, le fait de devoir ralentir nous aide, par exemple, à nous poser, à reconsidérer nos priorités et ainsi faire ce qui est réellement nécessaire.

Souvent, je dis à des clients qui ne sont pas en forme (et en général c’est dans ces moments-là qu’on vient me consulter) qu’il faut partir de cette donnée pour voir comment récupérer sa santé et sa joie de vivre. Etre malade, avoir mal, être déprimé, colérique ou mal dans sa peau, nous oblige à prendre soin de nous et permet de nous poser les bonnes questions sur notre alimentation, notre gestion d’énergie et notre mode de vie. En arrêtant de s’en vouloir de ne pas fonctionner « comme il faut », mais en profitant de l’occasion pour ajuster notre vie à nos besoins, la moitié du chemin vers le bien-être est déjà fait.

Et c’est sur ce chemin que j’adore accompagner les personnes qui viennent me consulter, avec un œil extérieur, sans jugement et en leur apprenant à écouter leurs corps et leurs âmes avec bienveillance.

Vous aimez cet article ?

Partagez sur Facebook
Partagez sur Twitter
Partagez sur Linkdin
Partagez sur Pinterest

Laissez votre commentaire

Parlons de vous

Qu'aimeriez-vous clarifier?

Les questions me sont envoyées par e-mail. Je réponds personnellement à chaque demande. 

Vos informations sont traitées en toute confidentialité et sécurité