La douceur de vivre

Ce mois-ci, je ne savais pas vraiment ce que je pouvais écrire dans ma Newsletter. Et une fois de plus, c’est la nature qui m’a montré d’où venait ce « manque d’inspiration ».

En regardant les montagnes, je me suis rendu compte combien la lumière était devenue douce. Et tout d’un coup, je savais pourquoi je manquais d’idées. C’est une période (dans la nature comme dans ma vie) qui est douce. Après un été magnifique, excitant et palpitant, la douceur s’est installée. Mais loin d’être banale, comme la lumière d’automne, c’est intense, avec des reliefs et des couleurs bien définis. Et cette ambiance procure une sensation de bien-être qui se suffit à elle-même.

Cette plénitude douce est un état qui se perd beaucoup dans notre société moderne. Et elle est souvent associée à l’ennui et l’inutilité. J’entends beaucoup de mes clients me dire combien il leur est difficile de juste profiter sans avoir mauvaise conscience de ne pas faire assez. C’est comme s’il fallait tout le temps être au taquet, créatif, productif. Il faudrait se battre tout le temps pour ses idéaux, pour ceux des autres et pour ceux à venir pour arriver à fin de course complètement essoufflé et frustré car, comme d’habitude, on n’a pas réussi à tout accomplir. J’exagère un peu, mais honnêtement, vous ne vous reconnaissez pas un peu ? Moi oui, et pour preuve. Je manquais d’idées « fortes » à vous communiquer. Je n’arrivais pas à mettre des mots sur cette sensation de bien-être et de gratitude envers la vie, parce que ce n’était pas explosif, mais juste doux.

Evidemment tout ne va pas bien. La situation politique qui engendre autant de misère autour des réfugiés est inacceptable, une politicienne française peut déclamer haut et fort la suprématie de la race blanche française sans être poursuivie en justice, la condition des femmes dans beaucoup de pays est malheureusement en train de régresser vers l’esclavage et les homosexuels continuent à être lapidés, décapités ou, dans des pays plus libéraux, juste passés à tabac. Et je ne parle pas de l’état de notre chère planète qui est en train de suffoquer par la bêtise et l’arrogance de l’espèce humaine.

Mais parfois, et malgré tout, je me sens bien, apaisé et en harmonie avec ma vie. Et je pense que le cycle de l’automne est une période favorable à cet état. Il fait bon se poser, de profiter de la vie et de récolter ce dont nous avons pris soin tout au long de l’année. Et ces moments valent tout l’investissement et les difficultés que nous avons traversés et ceux qui nous attendent encore.

Je vous invite donc à faire une petite pause dans votre course quotidienne et de juste vous arrêter un moment pour profiter de la douceur de vie.

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